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Interview de Laurianne, notre VSI au Burkina Faso en 2016

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Laurianne est partie un an au Burkina Faso pour Projets Solidaires en tant que Volontaire de Solidarité Internationale (VSI) pour piloter notre projet de biocombustible.

Nous la remercions pour son travail, son professionalisme et son engagement et nous lui souhaitons bonne chance pour la suite !

Nous l'avons interviewé à son retour en France fin 2016. Retrouvez son interview ci-dessous.

Lors de la mission de Projets Solidaires au Sénégal, elle a également participé à une vidéo réalisée par l'Institut de Formation et d'Appui aux Initiatives de Développement (IFAID), organisme agréé pour l'envoi des VSI par lequel nous sommes passé. 

Voir la vidéo

1) Comment s'est passée ta mission d'un an pour Projets Solidaires au Burkina Faso ?

J’ai été volontaire de solidarité internationale (VSI) pendant douze mois pour l’association Projets Solidaires en tant que chef de projet « Foyers Améliorés et Biocombustible » à Bobo-Dioulasso, au sud-ouest du Burkina Faso. L’objectif de ce projet est de lutter contre la déforestation, améliorer les conditions financières et de santé des ménages et particulièrement des femmes, et assurer la pérennité du projet localement.

Initialement installée à Banfora où se trouvait le partenaire local, l’association Munyu des Femmes, j’ai dû quitter, trois semaines après mon arrivée, cette ville pour des raisons sécuritaires. J’ai ainsi passé onze mois à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, à 90 kms de Banfora.

Cette délocalisation a eu des répercussions sur mon rôle et le contenu même de ma mission, ainsi que sur le partenariat de Projets Solidaires avec Munyu.

Après un début de mission un peu compliqué, ma mission s’est globalement bien déroulée, en découvrant puis en m’adaptant à un autre rythme et à une autre culture de travail.

Les expressions burkinabès très utilisées « Y’a pas de problème » et « ça va aller » ont fait partie peu à peu de ma philosophie de vie !

J’ai apprécié travailler avec Christian et Carine qui ont su me faire confiance et m’apporter à distance le soutien et le recul nécessaires pour mettre en œuvre ce projet.

2) Quelles ont été les principales avancées du projet ?

Du fait du changement de lieu de ma mission, le projet a dû être réorienté. N’ayant que très peu de connaissances du nouveau territoire d’action et de ses acteurs, j’ai mené durant les premiers mois des diagnostics et des études de faisabilité (technique et économique) afin de déterminer les nouvelles orientations du projet, à la fois sur le ou les types de biocombustible (coques d’anacarde ; tourteau de karité ; noyaux de mangues, etc) et sur la commercialisation de foyers améliorés Niogontè à Bobo-Dioulasso. De nombreuses rencontres ont eu lieu avec des associations, des groupements de femmes, des ONGs, etc. Courant mai 2016, un partenariat a pu aboutir avec l’association SEEPAT (Sauvons l’Environnement, l’Eau et l’Assainissement pour Tous), nouveau partenaire local dans le cadre de ce projet réorienté, en charge de l’Activité génératrice de revenus de fabrication et de vente de foyers améliorés et de biocombustible.

Courant septembre, cinq artisans ont pu être formés à la fabrication des foyers améliorés Niogontè et une trentaine de femmes ont suivi une formation sur la distribution et la vente des foyers améliorés.

Le partenaire local a pu bénéficier d’un accompagnement et ainsi pouvoir monter en compétences (comptables et méthodologiques notamment) afin de pouvoir gérer l’activité de promotion des foyers améliorés en toute autonomie.

Enfin, du fait de la fin de ma mission, j’ai procédé au recrutement, courant novembre, d’un représentant local de Projets Solidaires à Bobo, en charge d’une partie du suivi administratif et financier des activités du projet. Il assure désormais la liaison entre le partenaire local et Projets Solidaires.

3) Comment vois-tu la suite du projet ?

Tout a été mis en place pour assurer la pérennité du projet localement : des artisans formés à la fabrication, des femmes distributrices formées aux techniques de vente, et un partenaire local motivé et encouragé par un représentant local dynamique.

Si la motivation de tous les acteurs impliqués demeure, on ne peut que croire au succès de ce beau projet respectueux des Hommes et de l’environnement.

4) Que t’a apporté ton expérience de VSI au Burkina Faso ?

Cette année en tant que VSI au Burkina Faso m’a permis de renforcer mes compétences en gestion de projet, en animation d’équipes et en formation. J’ai acquis de nouvelles connaissances techniques sur les foyers améliorés et les filières karité et anacarde. Me confrontant à une nouvelle culture, j’ai pu développer mes capacités d’adaptation, de compréhension, de patience et de curiosité. Ce fut une expérience très enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel. 

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